Idem, Question de genre

Interview idem

IDEM COMME ÉGALITÉ

L’association idem, Question de genre a été créée en Octobre 2005 au département de Sociologie de l’Université de Perpignan Via Domitia dans l’objectif de développer et de diffuser les réflexions théoriques et politiques ancrées dans les rapports de genre. En accord avec les directives européennes préconisant le « gender mainstreaming » (Axe 3), idem adopte une stratégie réflexive et participative. En formulant un réseau constitué d’intervenants impliqués dans la réflexion et l’action sur les problématiques de rapports sociaux de sexe et de genre en partenariat avec la recherche scientifique nationale et/ou internationale ou toutes autres associations, établissements publics ou privés concernés. En initiant un espace de documentations, de débats, d’analyses, de formations et d’organisations d’activités et autres événements à dimension scientifique, culturelle, sociale ou artistique.

idem s’adresse à toutes celles et ceux qui cherchent à composer autrement les rapports entre les sexes, que ce soit en amitié, en amour, en formation, dans le travail, la famille, les loisirs et la rue…

Rencontre avec sa Présidente, Françoise BIRKUI :( MP Nadal)

MPN : idem, c’est quoi ?

FB : l’association s’appelle idem pour représenter l’égalité. Les sexes sont différents mais si certains sont mieux acceptés là ou d’autres le sont moins ou pas, ça s’appelle de la discrimination. Aujourd’hui si l’on pose des lois pour lutter contre cet état de fait, on ne se rend pas vraiment compte que des réflexions, des gestes du quotidien sont des signes de cette différence qu’on nous rabâche en permanence. Le problème n’est pas d’être distincts, complémentaires et/ou opposés c’est que ça va de pair avec une hiérarchie. Être et devenir fille et garçon ça impose des manières de penser, se comporter et se construire. Sans le savoir, on se conforme à des schémas qui nous sont imposés et qui orientent nos rôles, nos projets : dans nos familles, notre orientation sexuelle (toujours hétérosexuelle !), notre couple, nos boulots… Nous sommes toutes et tous les héritiers-es d’une tradition culturelle à penser les sexes dans des rapports de guerre et de dominés-dominants. Et ne croyons pas que ce soit du passé, on le constate tous les jours. Par exemple, en se faisant draguer dans la rue ou ailleurs alors qu’on ne cherche rien et que ça encombre et/ou insécurise, ou encore la drague dans un entretien de boulot alors qu’on est là pour faire valoir nos compétences, en ayant une retraite misérable parce qu’on a travaillé dans l’entreprise familiale sans être déclarée, (le décalage en moyenne est de 600 euros entre les retraitées femmes et hommes d’aujourd’hui), en n’osant pas prendre la parole en public parce qu’on nous a pas habitué à le faire, en donnant raison aux viols de femmes qui portent un décolleté ou qui sont sympas avec les garçons. !! Ça concerne aussi les garçons, ceux qui ne se sentent pas légitimes à s’occuper des enfants ou de la maison, qui sont dénigrés parce qu’ils ont pas de boulot ou celui qui a du fric et qui change de femme tous les 10 ans (je rigole mais c’est la même logique) J’aurai pu prendre l’énumération de Virginie Despentes (cf. King Kong theorie Ed Grasset, Paris, 2006.) et idem partage tout à fait sa démarche. Les concepts existent pour penser ce que nous vivons, le « genre » qui est issu des outils universitaires, doit sortir de son ghetto et être utilisé par tous-tes. C’est ce que nous voulons faire.

A force de trouver ces micros comportements « normaux » on s’est laissé corrompre à des manières de vivre ensemble sans voir l’anomalie du sexisme ambiant, qu’on a nous même intériorisé.

Le positionnement idéologique de l’association, c’est que, l’humanité est divisée en deux, c’est la dualité fondamentale de l’Anthropologie (cf F Héritier) et ce dès l’enfance. L’éducation des filles et garçons construit un sexe en opposition les uns avec les autres. idem tente de faire reconnaître la participation active des femmes dans les sciences, la culture, entrepreneuriat, la citoyenneté... Bref les champs de la vie publique qui symboliquement, appartiennent aux hommes

La productivité est reconnue chez l’homme, beaucoup moins chez la femme. Elle est affectée à la sphère privée, à la « reproduction », à des « taches » mais pas du « travail ». Les féministes ont dénoncé cette absence de reconnaissance, ce qui a généré des incidences sur la manière dont les femmes se conçoivent elles-mêmes. Elles n’ont pas une socialisation qui leur permet de se sentir à l’aise dans la sphère publique, le fait d’être décisionnaire, de s’orienter dans un projet professionnel vraiment ambitieux et de le mener à bout. Plusieurs raisons expliquent cet état de fait ; D’une part, les filles sont éduquées dans la culture du prince charmant qui, selon le mythe la prendrait en charge économiquement.. service échangé contre la maternité, la gestion domestique et éducative. Depuis les années 60 où les femmes ont commencé à intégrer le marché du travail, leurs mères valorisent les études (qu’elles auraient aimé faire le plus souvent) mais ce phénomène est récent comparé à l’historicité de la princesse - maman. Beaucoup de filles arrêtent leurs études ou leurs trajectoires professionnelles pour des projets affectifs et familiaux. D’autre part leur traitement a eu pour effet d’intérioriser leur « statut de dominée » dés leur entrée dans l’univers social. Le langage par exemple, qui est le trait fondamental de chaque culture, se réfère à l’humanité à travers l’homme, il prévaut sur la, et même les femmes. Il transmet silencieusement la hiérarchie entre les sexes du milieu social d’origine. Pour finir je dirai que les filles manquent de modèle de femmes battantes, combatives et surtout reconnues comme telles.

MPN : quels sont vos objectifs ?

FB : idem veut réhabiliter dans la culture générale, les femmes oubliées ou dans l’ombre qui permettraient aux filles et aux femmes de se référer à leur sexe, sans être obligées de prendre des modèles d’hommes. Il est aussi important d’inciter les femmes à une solidarité, créer des ponts entre les sexes pour mieux comprendre ce qui les distancie, sans rendre coupables les « dominants, dominés », mais rendre possible un changement dans leurs rapports de pouvoir. Face aux théories féministes, les hommes se sentent agressés d’être traduits, sans forcément le vouloir ou en être conscients, comme les bourreaux des femmes. Du coup ils ont tendance à se sentir agressés et encourager la division entre les femmes. Par exemple en dénigrant les féministes, perçues comme des vielles filles, célibataires éternelles, homosexuelles ou guerrières militantes. Ces réactions sont appelées « masculinistes », c’est un mode de défense de ceux qui veulent garder leurs privilèges, ou qui refusent de les remettre en question.

Il faut aussi rendre les mécanismes cognitifs plus confortables, apprendre aux enfants, dès le plus jeune âge, à fonctionner dans l’égalité.

MPN : rencontrez-vous des adeptes masculins ?

FB : il y en a des tas qui ne se reconnaissent plus ou pas dans cette caricature de la virilité « masculine » qu’impose l’hétérosexualité. Ils ont enfin l’occasion de l’exprimer et de permettre de réfléchir ensemble à modifier les choses. Que ce soient les rapports femmes/homme et le couple aussi, c’est un terrain en friche depuis quelques années où tout le monde se sent vulnérable, ce n’est plus un combat uniquement féminin. Jouer au petit soldat, Big Jim ou James Bond ça oppresse et fatigue aussi...

MPN : Qu’en est-il de vos actions ?

FB : au départ, l’association était axée uniquement sur l’Université et le département parce qu’elle était en lien avec mon sujet de thèse qui questionne les spécificités culturelles locales (sur "genre et territoire" d’après l’aménagement du territoire, histoire de la frontière, rituels traditionnels genrés par exemple dans les fêtes locales, les services sexuels....). Nous sommes reliés à un réseau national et européen. Nous avons commencé par une exposition sur l’Université de Perpignan, avec une conférence de l’historienne Sylvie Chaperon sur « l’Histoire de l’histoire des femmes ». C’est une expo itinérante, puisqu’elle va être diffusé dans les structures jeunesse et culturelles de la ville et des communes dans les P.O et les universités de France. Elle comprend 20 portraits de femmes dont les trajectoires de vie sont analysées avec l’approche intégrée du genre, questionnant les obstacles à la reconnaissance des femmes dans les champs de la vie publique comme : Les sciences, la citoyenneté, notamment en évoquant l’histoire des femmes « transbordeuses d’oranges » qui passaient la frontière espagnole, chargées de paniers d’oranges. Ce sont parmi les premières en France à s’être mobilisées dans des revendications syndicales il y a un siècle de cela. Nous avons prévu d’explorer aussi la politique, l’économie, l’art, entrepreneuriat...À chaque volet nous nous appliquons à illustrer la diversité culturelle des femmes dans le monde, en France et dans le patrimoine local avec toujours, une rétrospective historique.

Également des ateliers de formations, d’expressions et une plate-forme d’échanges avec espace physique et virtuel de documentation, d’information et d’orientation sur les questions de genre, sont prévues.

MPN : Comment résumer ?

Pour résumer, idem participe activement au combat contre les discriminations de sexes, mais aussi toutes celles qui se construisent sur les mêmes mécanismes.

Portfolio


Ce site a été conçu par F. Birkui et réalisé par un salarié du GEIAPO.

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